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Dernière modification le 31 Juillet 2010 |
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| Historique de Salbris |
Le nom de Salbris fait
allusion à un passage sur la Sauldre (SALERA BRIVA, dans
la langue gauloise) plutôt un gué qu'un pont d'ailleurs.
Son histoire commence à l'époque celtique. La voie
romaine venant de Meung sur Loire passait la rivière dans
l´actuelle impasse de la Cure puis suivait la rue
du Berry et continuait vers Bourges; au nord de la Sauldre,
elle suivait sensiblement la rue des Pittingues puis la
route de Saint Viâtre. De nombreuses «tombelles»
(monticule servant de tombeau ou de monument commémoratif,
Coursangeon, les Chapellières) aux alentours témoignent
d´une présence humaine non négligeable.
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Depuis
le Moyen Âge et jusqu´en 1789, Salbris n´est
qu´un modeste village, son nom apparaît en 855 comme
appartenant à l´abbaye Saint Sulpice de Bourges.
Le bourg était réduit et se limitait aux rues rayonnant
autour de l´église, allant à l´Ouest
jusqu´à la poste et à l´Est jusqu´au
cimetière actuel. Il existait à Salbris une seigneurerie
qui dépendait de la Ferté Imbault; le Seigneur
de Salbris percevait surtout les revenus du péage de la
Sauldre, mais sa maison forte était éloignée
(Arteloup, maintenant commune de Theillay) : il s´agissait
de la famille d´Etampes qui obtint finalement La Ferté
Imbault (dont elle dépendait au 15ème siècle). |
On peut voir encore
quelques maisons anciennes restaurées rue de Gascogne,
rue Anne Grelat, rue du Général Giraud (pharmacie
au coin de la RN 20). L´actuel boulevard de la République
(RN 20) date probablement du Moyen Âge, et a été
restauré en 1751. Comme dans de nombreux villages, le
témoin le plus connu est l´église (les parties
les plus anciennes remontent au 12ème siècle).
La Chapelle (Notre Dame de la Pitié ou des Sept douleurs,
située rue de la Chapelle vers la route de Nançay)
en est un autre témoin. Elle se trouve en pleine campagne
et était un lieu de pélerinage fréquenté.
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A la Révolution les cahiers
de doléances donnent quelques détails intéressants;
on peut notamment y lire les demandes de construire une prison
(car les gens darmes logeaient les prisonniers chez eux!!),
de même la possibilité de pouvoir construire en
bord de route (car la route est assez large pour trois voitures
de front!!) ou enfin la demande dun meilleur tabac!!!
Lors de la Révolution
on peut relater un épisode curieux : le curé de
lépoque, lAbbé Bézard, cacha
dabord un royaliste menacé par le sieur Laplanche
révolutionnaire, puis le dit sieur Laplanche menacé
à son tour.
En lan 1814 après
son exil à Fontainebleau le Pape Pie VII vint à
Salbris célébrer le mariage de la nièce
de lAbbé Bézard.
Nicolas Sokoloff, né à
Moskane en 1882, juge dinstruction du tribunal dOmsk
(tribunal à qui fut confiée lenquête
sur lassassinat de la Famille Impériale en Russie)
arriva à Salbris en 1921 , y resta jusquà
sa mort en 1924 , et fut enterré dans le cimetière
de Salbris.
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Sur le plan économique,
Salbris va se développer au XIXème siècle
avec la mise en valeur de la voie impériale Paris-Toulouse
(l´actuel RN 20) et la création du chemin de fer
(1847). La population progresse alors rapidement de 1738 habitants
en 1851 pour dépasser 6000 à l´heure actuelle.
Django Reinhardt, véritable
génie musical que lon ne présente plus, se
maria à Salbris en juillet 1942.
Aujourd´hui, Salbris est résolumment tournée
vers l´industrie; elle possède en outre de nombreuses
structures sportives et touristiques.
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Historique
du Château de Rivaulde
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Le château de Rivaulde
fut construit au début du siècle en remplacement
d' un manoir datant du 15ème siècle et financé
par la propriétaire Madame Schneider (également
propriétaire d'usines au Creusot).
Le domaine de Rivaulde comptait
près de 3000 hectares. Ce nouveau château fut construit
en briques du pays, fabriquées dans une briqueterie appartenant
au domaine de Rivaulde et située à l'emplacement
de l'actuel supermarché Super U. (Une voie ferrée
reliait directement la briqueterie au château)
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En même temps que le château,
ont été construits les magnifiques communs avec
écuries et grand hall de réception pour calèches.
Après la guerre de 14-18,
la propriété fut consacrée avant tout à
la forêt et à la chasse où de somptueuses
réceptions furent données.
Au cours de la seconde guerre
mondiale, le château fut occupé à partir
de 1940 et jusqu'en 1944 par des officiers de l'armée
allemande.
Après le décès
de Madame Schneider en 1942, la propriété se trouva
partagée entre les trois héritières et le
château devint le lieu de colonies de vacances.
C'est en 1974 que le château
dont l'entretien devenait très lourd fut vendu et transformé
en appartements de résidences principales et secondaires.
Le très beau hall qui
servait à l'origine pour l'accueil des calèches
est souvent utilisé pour des réceptions ou expositions.
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